À chaque exposition (voir le détail pour chaque année dans le menu expositions ci-dessus) Mili Presman essaie de faire sa révolution -c'est ça que a écrit Jean-François Robin à l'occasion de Tourbillons de la vie, ouverte en 2006 à la Galerie Médiart.

À chaque exposition l'artiste ouvre ses toiles à la transformation de son passé esthétique, à la réfondation de l'espace de signification, et la matière de sa peinture "se charge aussi d'un épais mystère".

Transformation, réfondation et mystère définissent l'attitude du peintre par rapport à son programme annuel d'expositions: elle espère et attends du moment public de son oeuvre la manifestation d'une nouveauté, la réitération d'une découverte.

Pour cette raison l'organisation de son expérience à l'intérieur de la chaîne des expositions est pour Mili Presman d'une extrême valeur.

C'est avec son public, avec le collectionneur de petits ou grands formats, avec celle ou celui qui arrive pour la première fois à l'adquisition d'un tableau, que le peintre va à la rencontre de son art
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Rumeur plastique et formateur des espaces publics, la mémoire des expositions est pour Mili Presman l'éternel retour, la récupération et aussi la reconstruction de ces instants de naissance, de apparition d'une identité, de constatation d'être ou plutôt de la possibilité de devenir artiste.

santiago funes