SOBRE? NON!...

Surprenante, souriante, séduisante, énergique, volontaire, déterminée, enivrée, enivrante, troublée, fluide et précise, comme un souvenir d'hier, rhabillé par la nuit, grande comme un cirque démonté, posé par terre quelque part près de chez vous ...

Vous avez raté la séance d'hier?.. Ne vous inquiétez pas, une autre est prévue pour bientôt! Cette femme est prolixe, elle en fait juste assez pour ne pas trop en faire, et frappe à votre porte, si elle en a envie...Car en vie il y a, et en vie elle y est!...

Pour elle, c'est un peu Dieu qui toujours l'accompagne, la guide vers les autres avec son grand sourire, et sa fatigue aussi... Sans les trous dans les mains qui l'empêcheraient de peindre. Argentine, Parisienne et bien Russe à la fois, pensez à tout cela et vous comprendrez mieux pourquoi, aussi souvent, elle déborde sur tout. Rien de sobre la-dedans, rien de tiède non plus...

Regardez-les ces gens qu'elle croise au hasard, dans nos lieux, dans nos rues, ou ailleurs, très loin,vers d'autres latitudes. L'attitude est la même, et les regards sincères, car, même fatiguée, elle ouvre encore son oeil, et son regard sur vous... Et, jamais ne dédaigne..."Et, si, pour être honnête, l'avion le permet, c'est avec un BATEAU qu'elle y irait quand-même, tant elle a de la peine à pouvoir accepter, qu'autant d'histoires humaines soit autant dispersées..."
Tout cela rime enfin, il faut s'en rendre compte. Et elle s'y évertue, c'est bien là qu'elle nous touche.

Un rien d'eau-bord de l'oeil l'armes quand il fait beau, ou radieuse en hiver, elle réchauffe le coeur sans réclamer son dû... Et s'en revient contente, de vous avoir revu, s'asseoir au chevalet et passer sa nuit blanche, comme un Edmond Rostand mâtiné de Jourdain, station de métro popu, d'où s'échappe des flots de solitudes humaine piégées par le travail.

"Ma belle-ville, dit-elle. j'y vois pousser des arbres, et des enfants aussi, et des vieillards vieillir, et des gares... Et des amours partir, en portant des valises, débordées de mouchoirs, pour rire, même des pleurs, juste pour pas mou rire..."

Sachez qu'à ce jeu-là, personne n'est perdant, du moment que l'on puisse au moins "pour un instant", pour un instant seulement, être beau, une heure quelque fois, et rien qu'une heure durant, s'échapper à l'ennui et relever son nez du trottoir ou l'on trotte, comme son nom l'indique, en rentrant vers chez soi, boire son bol d'habitudes... La Grosse Boule sur son site tourne bien lentement, mais si vous essayez d'y voir quelque chose, qui parle un peu de vous, vous en seriez surpris, et puis content, aussi...

Et vous lèverez le nez de nos trottoirs humides. Et puis, pour un instant, vous verrez du soleil... ON EN A GRAND BESOIN. C'est une denrée rare

Bernard Dessauvages, 2008
© MILI PRESMAN